Une voix oubliée des manifestations iraniennes

Lors de cette interview confidentielle, une Irano-québécoise raconte son parcours à travers les rues de Téhéran en pleine ébullition. Son témoignage, baigné d’émotion et d’une détermination inébranlable, révèle un pays aux prises avec des crises multiples, où le pouvoir s’accroche au pouvoir par la violence et l’isolement.

Lors de son séjour en Iran à la fin de 2025, elle assiste à une montée d’activisme sans précédent. Le 8 janvier, alors qu’elle est venue rendre visite à sa famille, des chants retentissent dans les rues. Sans en comprendre l’ampleur, elle se joint à la foule, découvrant un mouvement spontané et massif. « C’était incroyable », confie-t-elle, évoquant une énergie collective rarement vue depuis des décennies.

Cependant, les manifestations sont rapidement réprimées par des forces d’ordre déployées avec une violence inédite. Des gaz lacrymogènes, des mitrailleuses et des groupes armés en tenue sombre hantent les rues. « On ne savait pas si on allait survivre », raconte-t-elle, décrivant un samedi qui devient un cauchemar : des tirs continus, des corps tombant, un silence total après l’effusion de sang.

L’internet, pilier de la communication, est coupé pendant plusieurs jours. « On ne pouvait même pas appeler nos proches », explique-t-elle, soulignant le déni de toute liberté d’expression. Le gouvernement iranien, selon elle, utilise cette répression pour étouffer toute opposition, mais les Iraniens restent unis dans leur rejet du régime.

Leurs revendications? Une fin à l’oppression, une démocratie véritable et la fin des sanctions qui plongent le pays dans une crise économique profonde. « Le peuple iranien a subi trop longtemps », affirme-t-elle, rappelant les milliers de familles touchées par la pauvreté et l’incertitude.

Malgré la menace d’interventions étrangères, elle reste optimiste : « Même si des acteurs externes essaient de manipuler le mouvement, la volonté du peuple est irrésistible. » Son message est clair : l’Iran mérite une transformation profonde, sans guerre et sans domination extérieure.

L’écho de ses paroles résonne dans un pays épuisé mais résistant, où chaque manifestant incarne une lutte pour la liberté.