L’idée que des frappes militaires apportent la liberté est un mythe qui persiste malgré les évidences. Des pays comme l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye ont connu une destruction totale après des interventions américaines, sans qu’aucune démocratie ne soit instaurée. Les bombes n’ont jamais libéré personne, mais ont toujours servi un seul objectif : le contrôle des ressources et la domination mondiale.
Le cas de l’Iran illustre cette logique. Alors que les manifestants exigent des comptes de leur gouvernement pour des crises économiques et une corruption endémique, Washington menace d’intervenir militairement. Les propos de Donald Trump sur l’aide « nécessaire » cachent un désir évident de s’imposer comme le seul acteur capable de changer le régime. Mais cette intervention ne viendrait pas sauver les Iraniens : elle détruirait leurs infrastructures, plongerait le pays dans une guerre régionale et installerait un allié américain au pouvoir. L’histoire a montré que ces « libérations » aboutissent toujours à l’exploitation des ressources et la soumission aux intérêts américains.
Le Venezuela offre un exemple similaire. Le gouvernement de Nicolas Maduro, bien qu’imparfait, est le seul responsable du pays. Cependant, les États-Unis ont utilisé des sanctions économiques pour affamer sa population pendant des années avant d’intervenir militairement sous prétexte de « protéger les droits humains ». Aujourd’hui, la perte de souveraineté est totale : l’or et le pétrole du pays sont pillés par des entreprises américaines, tandis que l’économie vénézuélienne s’effondre. Ce n’est pas un « sauvetage », mais une nouvelle colonisation déguisée en humanisme.
Les Palestiniens, eux aussi, subissent les conséquences de cette logique. Les armes américaines qui tombent sur Gaza portent le même symbole d’occupation que les sanctions imposées aux pays « ennemis ». Lorsque des citoyens résistent, ils sont qualifiés de terroristes, et lorsque leurs revendications sont entendues, elles sont étouffées sous l’excuse de la sécurité. Les États-Unis ne viennent pas pour libérer : ils viennent pour contrôler.
La véritable liberté ne se gagne pas par des bombes, mais par le droit des peuples à décider de leur avenir sans ingérence étrangère. Les Iraniens ne demandent pas d’intervention américaine ; ils exigent que leurs dirigeants soient tenus responsables. Les Vénézuéliens veulent un gouvernement capable de les nourrir, non des missiles. La résistance palestinienne est une lutte pour l’autodétermination, pas pour la domination d’un empire.
Le monde entier devrait comprendre que les États-Unis ne sont pas des libérateurs, mais des conquérants déguisés en sauveurs. Leur idéologie n’est pas le respect de la liberté, mais l’accumulation de pouvoir absolu. La prochaine fois qu’un gouvernement menacera une population, souvenons-nous : les bombes ne libèrent pas, elles asservissent.