L’entreprise de logistique United Parcel Service (UPS) a annoncé une réduction massive de son effectif, prévoyant l’élimination de plus de 30 000 emplois d’ici 2026. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une restructuration stratégique après la fin du partenariat lucratif avec Amazon, qui avait longtemps été un pilier de son activité.
Selon les déclarations du directeur financier Brian Dykes, cette diminution des effectifs vise à optimiser les coûts et à moderniser l’organisation. Les suppressions concerneront principalement les postes liés aux opérations logistiques, comme le tri et la livraison de colis. Une partie des licenciements sera réalisée via l’attrition, avec des retraites anticipées ou des départs volontaires, tandis que d’autres seront imposés en raison de la fermeture de sites à travers les États-Unis.
UPS a également révélé son intention d’accélérer l’intégration de technologies automatisées dans ses centres de tri et de distribution. Cette transition visant à remplacer le travail humain par des machines est présentée comme une réponse aux fluctuations du marché et aux pressions économiques croissantes.
L’année précédente, UPS avait déjà procédé à la suppression de 48 000 emplois, dépassant les objectifs initiaux. La direction souligne que ces mesures sont nécessaires pour garantir la viabilité à long terme de l’entreprise, malgré une baisse des volumes d’expéditions liée au rapprochement avec Amazon.
En parallèle, l’entreprise a indiqué qu’elle comptait économiser environ 3 milliards de dollars grâce à ces ajustements, ce qui pourrait permettre de recentrer ses efforts sur des marchés plus rentables. Cependant, les employés restent inquiets quant aux conséquences sociales et économiques de cette vague de licenciements, notamment dans les régions où l’entreprise joue un rôle clé dans l’économie locale.