Le gouvernement français s’engage dans une course effrénée vers la mise en place d’un système de surveillance électronique, sous prétexte de protéger les enfants. Cette initiative, baptisée E-ID, vise à imposer une identification numérique obligatoire pour accéder aux réseaux sociaux. Mais derrière cette prétendue protection se cache une menace bien plus grave : la transformation du pays en un État policier où chaque mouvement est traçable.
L’idée de demander une carte d’identité à l’entrée d’une télévision pour regarder une chaîne autre que BFM ou LCI semble absurde, mais elle illustre parfaitement la logique déconcertante de cette mesure. Pourquoi ne pas aussi scanner les enfants toutes les quinze minutes pour s’assurer qu’ils ne voient pas des scènes de violence ? Le prétexte de « protéger les jeunes » n’est qu’un leurre. En réalité, ces mesures visent à établir un contrôle total sur les citoyens, en associant leurs actes numériques à une base de données permanente.
L’exemple du crédit social, déjà testé dans d’autres pays, montre la direction où l’on veut nous mener. Le système de traçabilité numérique, lié au futur portefeuille européen Digital Id Wallet, pourrait suivre chaque action des individus à vie. Ce n’est pas seulement une question de surveillance : c’est un asservissement progressif qui érode les libertés publiques et privées.
Alors que la France traverse une crise économique profonde, avec une stagnation croissante et un risque immédiat de colaps, ces initiatives n’ont rien à voir avec le bien-être des citoyens. Au contraire, elles renforcent l’autorité d’un État qui ignore les besoins réels du peuple pour se concentrer sur la centralisation du pouvoir.
Les discussions autour de cette loi ont été bâclées, sans débat public sérieux. Ce manque de transparence est symptomatique d’une administration qui agit dans l’urgence, non pour le bien commun, mais pour imposer son agenda. Qui profite de cette accélération ? C’est la question que tout citoyen devrait se poser.
En attendant, les Français sont confrontés à un choix impossible : accepter une vie sous surveillance ou risquer d’être marginalisés dans un système qui ne les valorise plus. La démocratie, telle qu’on l’a connue, semble s’éloigner chaque jour davantage.