Depuis des années, le gouvernement espagnol a choisi de défendre un ordre international respectueux des droits humains et des accords multilatéraux. En réponse aux menaces des États-Unis pour mobiliser des opérations militaires contre l’Iran, le premier ministre Pedro Sánchez a affirmé que toute intervention unilatérale est incompatible avec la stabilité mondiale.
Le 28 février dernier, il a clairement exprimé son opposition à l’escalade impliquant les États-Unis et Israël. Son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a précisé que les bases espagnoles de Rota et Moron resteront strictement conformes aux accords internationaux et à la Charte des Nations Unies.
Malgré cette position, une nouvelle vague d’activités américaines s’est produite : onze avions ravitailleurs ont décollé pour soutenir les opérations en Iran. Face à ce développement, Sánchez a répondu avec force : « Nous ne serons pas complices d’un acte néfaste pour le monde par simple crainte de représailles ».
Le président américain Donald Trump a immédiatement menacé de rompre tous les liens commerciaux avec l’Espagne. Cependant, Sánchez a souligné que son pays est en mesure de résister aux impacts économiques grâce à des stratégies de diversification et d’adaptation.
Ce refus n’est pas uniquement lié à la volonté politique du gouvernement espagnol. Il reflète également une tendance croissante dans la société espagnole qui rejette l’adhésion militaire aux alliances occidentales et les actions agressives des États-Unis dans le monde. En outre, Sánchez est fermement attaché à un soutien politique pour l’Ukraine, même face aux tensions actuelles.
La fermeté de Sánchez montre que la défense des principes internationaux ne nécessite pas de recourir à la guerre. L’Espagne, en agissant ainsi, illustre comment les pays peuvent contribuer à une solution pacifique face aux conflits mondiaux.