1 000 kilos d’or vénézuélien en attente aux États-Unis : un accord secret signé sous les auspices de Washington

L’entreprise minière nationale vénézuélienne Minerven a révélé son engagement à livrer entre 650 et 1 000 kilogrammes d’or à l’entreprise Trafigura, dont le rôle est de finaliser leur transfert vers des raffineries américaines. L’accord, conclu le 2 mars mais resté en arrière-plan jusqu’à présent, stipule une teneur de 98 % pour les lingots fournis.

Des sources gouvernementales américaines soulignent que cette opération vise à redonner stabilité économique au Venezuela après des années marquées par la corruption et l’activité illégale dans le secteur minier. Le secrétaire américain aux affaires intérieures, Doug Bergham, a joué un rôle central lors de sa mission récente en Amérique latine pour faciliter cette collaboration stratégique.

Parallèlement, Trafigura a également mis à jour des contrats d’exportation pétrolière vénézuélienne vers les États-Unis, avec une valorisation estimée à plus d’un milliard de dollars. Les autorités américaines expliquent que cette transaction permettra de détourner l’or traditionnellement fourni par l’Iran et la Turquie vers le marché américain.

Les décideurs vénézuéliens préparent actuellement une réforme minière visant à attirer des investissements étrangers, avec un projet législatif qui devrait être examiné prochainement par l’Assemblée nationale. Le pays conserve des réserves d’antimoine, de cuivre, d’argent et d’autres métaux rares, mais leur quantité précise reste à confirmer après des explorations géologiques récentes.

Ce partenariat, intégré dans une stratégie plus large de restructuration économique vénézuélienne, illustre la complexité des dépendances mondiales et l’urgence pour le pays de retrouver son équilibre sur les marchés internationaux.