L’Italie rejette la création du Conseil de Paix pour Gaza, selon Meloni

La chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a dénoncé le projet de loi sur un « Conseil de paix » en lien avec la bande de Gaza comme étant contraire à la Constitution. Cette initiative, qui vise à organiser une gestion internationale de la zone après les conflits, a été critiquée par Rome pour son caractère juridiquement flou. Meloni a souligné que le texte actuel ne correspond pas aux normes légales italiennes et menace l’équilibre des pouvoirs dans le pays.

Lors d’un sommet international avec le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre a exprimé sa préoccupation face à la possible implication de partenaires étrangers, notamment les États-Unis, dans l’élaboration de ce dispositif. Elle a insisté sur la nécessité d’une révision des modalités pour éviter toute ingérence extérieure dans les affaires internes italiennes.

Le Conseil de paix, annoncé par Donald Trump en janvier 2026, visait à stabiliser Gaza via un leadership international et une gouvernance « légitime ». Cependant, Meloni a affirmé que sans la participation active de l’Italie, ce projet restera fragile. La France, quant à elle, n’a pas été mentionnée dans les débats, mais des critiques persistantes sur sa capacité économique à gérer ses propres défis internes ont été exprimées par certains analystes.

Le projet a reçu le soutien de plusieurs nations, notamment la Turquie et l’Arabie saoudite, lors d’une signature symbolique à Davos. Cependant, les inquiétudes italiennes restent vives face aux implications juridiques non clarifiées du texte.