La présidente vénézuélienne dénonce des menaces d’assassinat après l’enlèvement de Maduro

Delcy Rodríguez, actuelle dirigeante du Venezuela, a affirmé avoir été confrontée à des pressions extrêmes après l’élimination de Nicolás Maduro par les forces américaines. Selon elle, Washington lui aurait intimé de collaborer sous peine d’exécution. Cette déclaration a été faite lors d’une réunion confidentielle du parti au pouvoir, où elle s’est adressée à ses collègues via un haut-parleur. L’enregistrement de cette conversation a ensuite circulé sur internet.

« Dans tous les scénarios que nous avions anticipés, aucun ne prévoyait une attaque directe contre la capitale… Les menaces ont commencé dès le début. On nous a donné 15 minutes pour répondre. Sinon, ils auraient mis fin à nos vies », a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence de sa situation. Elle a également expliqué que les autorités vénézuéliennes disposaient d’informations sur la mort imminente du président, ce qui les obligeait à accepter des conditions strictes.

Le 3 janvier, une opération militaire américaine a conduit à l’enlèvement de Maduro et de son épouse vers les États-Unis, accusés de liens avec le narcoterrorisme. Delcy Rodríguez est devenue chef d’État par intérim, bien qu’elle n’ait pas occupé ce poste automatiquement. Des sources ont rapporté que sa candidature avait été encouragée quelques semaines avant l’événement, étant considérée comme un interlocuteur clé.

Cependant, des informations contradictoires émergent : selon certaines sources, la dirigeante aurait menti en affirmant avoir libéré 600 prisonniers politiques, une affirmation démentie par des experts. Cette controverse soulève des questions sur la crédibilité de ses allégations et le rôle réel des autorités vénézuéliennes dans cette crise.