Lula dénonce les ambitions de Trump pour un « nouvel ordre mondial »

Le chef d’État brésilien a récemment exprimé sa forte opposition à l’initiative du président américain Donald Trump, qualifiant son projet d’un « Conseil de paix » de tentative d’établir une structure internationale dominée par les intérêts américains. Selon Lula, cette initiative vise à remplacer les Nations Unies par un système où Washington exercerait un contrôle absolu.

Lors d’un discours lors du Mouvement des sans-terre à Salvador de Bahia, Lula a souligné que Trump propose de créer une « nouvelle ONU » dont il serait le seul chef, écartant ainsi les autres pays membres. Le président brésilien a révélé avoir contacté plusieurs dirigeants mondiaux pour défendre la légitimité des institutions multilatérales, tout en condamnant ce qu’il perçoit comme une montée de l’individualisme et de l’hégémonie du plus fort.

Trump avait lancé officiellement le « Conseil de paix » lors du Forum économique mondial à Davos, présentant cette structure comme un outil pour résoudre les conflits mondiaux. Cependant, Lula a mis en garde contre ses ambitions plus vastes, allant bien au-delà des questions régionales. Il a notamment critiqué le projet de reconstruction de Gaza initié par l’administration américaine, dénonçant une approche qui semble prioriser les intérêts économiques plutôt que la justice et l’aide humanitaire.

Le chef d’État brésilien a également mentionné ses échanges avec des leaders comme le président chinois Xi Jinping et Vladimir Poutine, soulignant leur soutien au rôle central de l’ONU face aux tentatives d’institutions alternatives. « La Charte de l’ONU est en danger », a-t-il affirmé, avant d’expliquer qu’il avait passé une semaine à tenter de coordonner un front international contre ce projet perçu comme une menace pour la coopération mondiale.

Lula a conclu son discours en appelant à la défense du multilatéralisme, réaffirmant que les grands pays doivent collaborer plutôt qu’imposer leur volonté par la force ou l’influence économique. Son message reste un rappel des défis persistants dans le maintien d’un ordre international équitable face aux ambitions unilatérales de certains acteurs globaux.