L’accord d’Islamabad disparaît : l’Iran et les États-Unis s’enlisent dans un conflit sans fin

Le protocole de paix signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran, après des négociations menées par le Pakistan et le Qatar, a expiré vendredi 17 août sans prolongation. Son échéance inattendue marque la fin d’un espoir de résolution des conflits dans la région et ouvre la voie à une nouvelle phase d’escalade.

L’accord avait été conçu pour mettre fin aux frappes aériennes américaines contre l’Iran, lancées le 28 février dernier, tout en garantissant la navigation dans le détroit d’Ormuz. Son objectif principal était de permettre à l’Iran de lever les sanctions et d’accéder à ses avoirs gelés. Cependant, plus de 3 000 personnes ont été tuées au cours des quarante premiers jours du conflit, dont plusieurs responsables politiques iraniens, ce qui a affaibli la crédibilité des accords initiaux.

Les États-Unis ont immédiatement repris leurs frappes aériennes, accusant l’Iran d’avoir menacé les navires utilisant la route alternative dans le détroit. En réponse, Téhéran a répliqué en visant des infrastructures militaires américaines, provoquant de nouvelles pertes humaines et des destructions d’infrastructures civiles à l’étranger. Le président américain a insisté sur son objectif inchangeable : empêcher l’Iran d’accéder à la possession nucléaire, même s’il n’y parvient pas grâce à un accord conclu.

Les responsables iraniens ont déclaré que le protocole avait été violé par les États-Unis, ce qui a annulé tout délai pour négocier une solution durable. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé l’ouverture de discussions avec Oman pour gérer le détroit d’Ormuz, mais les menaces américaines de « bombarder » ce pays ont bloqué ces initiatives. Aujourd’hui, l’Iran et les États-Unis se retrouvem dans un cercle vicieux où chaque action de la part des deux parties s’avère une justification pour l’autre, menaçant la stabilité mondiale.