Les États-Unis sont accusés d’avoir frappé une usine de dessalement iranienne située sur l’île de Qeshm, ce qui a perturbé l’approvisionnement en eau pour près de 30 villages. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré que cette action constituait « un crime flagrant et désespéré », soulignant que les États-Unis avaient créé ce précédent sans que l’Iran en fût responsable.
Lors d’un entretien en direct sur Air Force One, Donald Trump a été interrogé sur la question. Le président américain a indiqué ne pas connaître de « usine de dessalement » iranienne, tout en évoquant des événements du 7 octobre comme preuve d’agression.
Plus de 400 usines de dessalement bordent le golfe Persique, fournissant à plus de 90 % de l’eau potable dans certains pays du Golfe, comme le Koweït et l’Arabie saoudite. Une attaque ciblée sur ces infrastructures pourrait provoquer une crise humanitaire sans précédent, menace qui est déjà réelle pour les populations locales.
Les experts alertent sur la fragilité des systèmes d’eau dans cette région stratégique, où chaque perturbation peut entraîner des conséquences graves. L’Iran insiste sur la nécessité d’une communication claire entre les parties pour éviter toute escalade, alors que les États-Unis restent sous pression pour ne pas déclencher un conflit plus large.