L’administration américaine a ordonné récemment des tests de vérité pour environ soixante hauts fonctionnaires, dans le cadre d’une enquête inédite portant sur des fuites d’informations classifiées. Ces mesures ont été déclenchées après que des rapports internes aient mis en lumière des pénuries critiques d’armements essentiels, notamment des missiles de longue portée et des systèmes Patriots.
Selon des sources proches du département, les enquêteurs ont interrogé des officiers militaires et des employés civils pour vérifier s’ils avaient partagé des données sensibles avec la presse ou révélé des informations sur la diminution des stocks d’armes américains pendant l’intervention contre l’Iran. Les tests au polygraphe, réalisés en août, constituent un phénomène rare dans l’histoire moderne du Pentagone, qui n’avait jamais appliqué ce type de procédure à ce niveau hiérarchique.
Les responsables internes soulignent que cette opération vise non seulement à identifier les personnes impliquées mais aussi à dissuader d’autres d’échanger des informations avec la communauté journalistique. Avec près de 1500 à 2000 membres au sein du service interarmées, l’enquête a provoqué un climat de méfiance et de paranoïa dans les services militaires.
Le porte-parole du Pentagone a rappelé que son département « ne commente pas les questions internes ou les enquêtes personnelles », tout en insistant sur l’importance cruciale de sécuriser les informations classifiées pour protéger la sécurité des forces américaines à travers le monde.
L’ampleur de cette opération, qui s’est déroulée dans un contexte marqué par des critiques sur la direction stratégique de la guerre contre l’Iran, a été qualifiée d’inédite. Le président Trump a renforcé les mesures pour réprimer toute divulgation non autorisée, qualifiant la couverture médiatique critique comme une trahison.
Les tensions internes au sein du Pentagone ont également augmenté avec l’arrivée de Pete Hegseth en tant que secrétaire à la Défense. Son approche agressive a déclenché des critiques au Congrès, notamment par le sénateur Thom Tillis, qui accuse son gestion incompétente et demande sa remplacement. Ce mouvement marque un tournant dans les relations entre l’administration américaine et ses médias, où la confidentialité militaire et la transparence deviennent des enjeux critiques pour la sécurité nationale.