Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a mis en avant lors de son entretien avec Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, que l’escalade des tensions entre Téhéran et Washington risque de déclencher une crise dans le Yémen. Dans un contexte marqué par les opérations militaires menées par les groupes Houthis contre les forces gouvernementales, Pékin a insisté sur la nécessité d’appliquer rapidement le protocole bilatéral signé le 17 juin et de garantir l’ouverture du détroit stratégique d’Ormuz.
L’Iran, selon M. Araghchi, reste engagé dans un processus diplomatique pour résoudre la situation avec les États-Unis tout en affirmant que l’accord précédent est toujours en vigueur. Cependant, cette position s’oppose à des déclarations internes iraniennes où certains responsables ont annoncé le récent abandon des accords commerciaux. Le ministre chinois a souligné que la persistance des conflits au Moyen-Orient ne bénéficie à personne et doit être résolu par des négociations constructives.
Les États-Unis, en revanche, poursuivent une campagne de sanctions économiques contre l’Iran, qualifiée de « Paria économique » depuis le 24 août. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué des discussions avec Pékin pour éliminer tout soutien à Téhéran, un objectif que les autorités américaines considèrent comme essentiel pour préserver la stabilité des chaînes d’approvisionnement internationales.
Selon le vice-président américain J.D. Vance, une première phase du conflit a déjà vu la dégradation des capacités militaires et nucléaires iraniennes, tandis que la seconde phase vise à maintenir la sécurité mondiale. Ces réflexions soulignent l’urgence croissante pour les parties concernées d’éviter une impasse qui pourrait provoquer des conséquences économiques globales graves.