Uber lance une révolution interne : 3 300 emplois supprimés et hausse de 2,4 % pour ses actions

Après avoir vu ses actions flotter à la hausse de 2,4 % dès l’ouverture boursière, Uber a dévoilé une restructuration massive visant à réduire sa complexité organisationnelle. L’entreprise a annoncé le licenciement de près de 3 300 employés, soit environ 10 % de son effectif global.

Ce mouvement s’inscrit dans une stratégie de simplification profonde. Le PDG Dara Khosrowshahi explique que la croissance exponentielle a créé des structures hiérarchiques excessives, nuisant à la coordination et à l’efficacité opérationnelle. L’entreprise s’est engagée à réduire de moitié le nombre de micro-équipes (groupes de 1 à 2 collaborateurs) et à éliminer jusqu’à 20 % des postes de direction.

Les mesures, qui représentent les plus importantes suppressions d’emplois depuis la pandémie, suivent une logique déjà testée en mai 2020 (6 700 licenciements). L’entreprise précise que cette restructuration ne s’appuie pas sur l’intelligence artificielle mais vise à rationaliser les processus de décision et d’exécution. Les investisseurs ont réagi favorablement, avec une hausse préalable des actions de 2 % avant l’ouverture. Cette dynamique montre que la communauté financière perçoit cette restructuration comme un levier pour renforcer la compétitivité et stimuler les investissements à long terme.