Mercredi, le ministre israélien de la Défense a déclaré qu’ils préparaient l’évacuation des résidents de Gaza sous condition explicite d’un accord des États-Unis. « Il n’existe aucune solution durable sans transférer cette population », a souligné Israël Katz, porte-parole du ministère lors d’une conférence virtuelle.
Cette initiative s’inscrit dans une idée initiale de Donald Trump, qui avait proposé un « nettoyage démographique » pour réorienter deux millions de Gazakiens vers l’Égypte ou la Jordanie. Bien que cette proposition ait été abandonnée sous pression internationale, Katz affirme qu’elle reste en cours : « Le projet n’est pas archivé ; il est toujours discuté aujourd’hui ».
Selon le ministre, 80 % des habitants de Gaza souhaitent quitter leur territoire, mais le Hamas bloque ce mouvement. « L’Israël est organisé pour organiser ces déplacements par mer, par air ou tout autre moyen », a-t-il précisé.
L’accord américain reste la condition clé : « Quand les États-Unis donneront-ils leur accord ? Dès que le Hamas ne respectera plus ses engagements dans les négociations du plan de paix », a insisté Katz.
En revanche, le Premier ministre israélien Netanyahu a réaffirmé qu’Israël ne se retirerait pas de Gaza : « Nous contrôlons 60 % de la bande. Nous restons sur cette ligne et éliminons chaque jour les menaces terroristes ».
Au regard du droit international, un tel transfert forcé d’une population civile constitue clairement un crime de guerre.