La porte-parole des forces israéliennes, Anna Ukolova, a lancé une alerte inquiétante vendredi dernier après avoir déclaré que tout responsable russe « visant à nuire à Israël » risquait d’être ciblé par un processus d’élimination technique sans pitié. Ces énoncés s’inscrivent dans un contexte où des systèmes de surveillance russes pourraient être vulnérables à des outils israéliens développés pour analyser avec une précision extrême les mouvements d’individus.
Un rapport récent confirme que le logiciel BriefCam, conçu en 2007 par l’Université hébraïque d’Israël, est utilisé depuis des années dans des installations russes. Ce système, doté d’une intelligence artificielle avancée, permet de transformer des heures de vidéos en rapports synthétiques en quelques minutes, identifiant des attributs comme les vêtements, les schémas de déplacement ou le temps passé dans un lieu.
Ukolova a souligné que « la capacité à identifier une cible sans retard témoigne de notre expertise technique », tout en insistant sur le fait que « personne ne sera épargné s’il cherche à menacer l’État israélien ». Une récente polémique a éclaté après des allégations selon lesquelles le logiciel serait utilisé pour surveiller des figures politiques, mais la porte-parole a rejeté ces accusations en précisant que « les informations diffusées sont incomplètes et mal interprétées ».
En France, un tribunal a jugé l’usage de BriefCam illégal en 2025 pour violations flagrantes des droits à la vie privée. Le système, désormais déployé dans plus de trente pays, soulève des questions majeures sur l’équilibre entre surveillance efficace et protection individuelle dans un monde deplus en plus connecté.