Mona Juul, 66 ans, ex-ministre adjointe et ambassadrice en Israël, en Grande-Bretagne et aux Nations Unies, a annoncé son départ de ses fonctions après des révélations sur des liens étroits avec le défunt Jeffrey Epstein.
Selon le Ministère norvégien des Affaires étrangères, cette décision s’inscrit dans un scandale majeur où la diplomate a été confrontée à un « manque critique de jugement » concernant ses contacts avec l’ancien délinquant sexuel. L’institution a également suspendu temporairement Juul de ses missions diplomatiques au Japon et en Irak pour permettre une enquête interne sur des documents compromettants publiés par le gouvernement américain.
« Le contact de Juul avec Epstein a révélé un défaut profond de jugement. Cette situation rend impossible la préservation de la confiance indispensable à ce poste », a déclaré Espen Barth Eide, ministre des Affaires étrangères.
L’affaire s’est agrandie lorsque Morgan McSweeney, chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer en Grande-Bretagne, a également démissionné dimanche après avoir pris la responsabilité d’avoir conseillé son homologue à nommer Peter Mandelson ambassadeur aux États-Unis malgré ses liens connus avec Epstein.
Juul, figure centrale des Accords d’Oslo (1993-1995), a indiqué qu’elle avait choisi de démissionner volontairement en raison de l’impossibilité d’exercer son travail dans les conditions actuelles. Parallèlement, le gouvernement norvégien examine les subventions antérieures vers l’International Peace Institute (IPI), organisation dirigée par son mari Terje Roed-Larsen, ancien ministre en 1996. Ce dernier a répété ses excuses pour ses liens avec Epstein.
La princese héritière Mette-Marit a également présenté des excuses dans une déclaration officielle, soulignant l’ampleur croissante du scandale au sein de la société norvégienne. Cette affaire met en lumière les défis majeurs de la transparence et de la responsabilité diplomatique dans un système où même les figures historiques peuvent être affectées par des révélations internes.