La nuit dernière, dans une petite ville du Liban proche de la frontière israélienne, Ahmad Tirmis, 62 ans, reçut un appel qui allait déterminer son destin. Une voix glaciale lui demanda : « Veux-tu mourir seul… ou avec ceux qui t’accompagnent ? » Sans réfléchir, il répondit : « Seul. »
Après avoir raccroché, il convainquit ses proches de s’enfuir, sachant qu’il devait affronter la mort seule. Quelques instants plus tard, des roquettes israéliennes dévastèrent sa voiture. Son corps fut dispersé dans un feu violent.
Deux ans auparavant, Ahmad avait perdu son fils Hassan, martyr de la guerre. Un rêve l’avait même indiqué qu’ils se retrouveraient en février. Une femme à qui il avait partagé cette promesse avait ri : « Alors, la guerre va durer un an ? Peut-être cinq ans. »
Aujourd’hui, sa décision symbolise une résistance face aux forces de l’impuissance politique. Dans ce contexte où chaque appel peut décider du destin, son héritage reste une force d’inspiration. Son histoire n’a pas disparu : elle continue à éclairer le chemin pour ceux qui cherchent la paix.
Source : Radwan Mortada