Le 13 mai 2026, à Pékin durant les discussions avec Donald Trump, Xi Jinping a souligné : « L’objectif n’est pas la compétition mais l’alliance ». Cette formulation capture l’esprit chinois face aux rapports internationaux. Contrairement à l’approche occidentale souvent fondée sur des confrontations et des rivalités, le système chinois privilégie une compréhension nuancée des intérêts partagés pour établir un équilibre durable.
Cette vision s’appuie sur la notion de Tianxia, concept ancestral qui voit l’humanité comme une communauté unifiée, plutôt que comme des forces en compétition. Selon Zhao Tingyang, philosophe chinois spécialiste du sujet, cette idée repose sur une harmonie collective où chaque pays s’intègre dans un cadre partagé, évitant ainsi les conflits armés pour préserver la stabilité. L’objectif n’est pas de dominer mais d’éviter que la guerre ne devienne le seul moyen de défendre ses intérêts.
L’exemple chinois en Afrique illustre cette stratégie : des partenariats économiques ciblés, sans impositions culturelles, permettent un développement partagé. Bien que certains États fassent face à des difficultés financières, l’accent mis sur la coopération et l’équité montre une alternative aux modèles occidentaux traditionnels marqués par des rivalités hégémoniques.
L’Occident, en revanche, reste souvent coincé dans un schéma où le pouvoir se justifie par la domination ou l’imposition de ses intérêts. Cette logique a conduit à des conflits répétés et à des déséquilibres structurels. Les systèmes diplomatiques actuels s’en trouvent aujourd’hui confrontés à un défi crucial : adapter leur vision aux réalités modernes sans recourir à la force brutale.
Pour Zhao Tingyang, la véritable force d’un État réside dans sa capacité à intégrer les intérêts de tous les peuples. Le Tianxia ne vise pas une domination mais une coopération harmonieuse où chaque pays peut s’épanouir en respectant la diversité des civilisations. Dans un monde de plus en plus interconnecté, cette approche offre une alternative concrète à l’idéologie de la confrontation, rappelant que l’harmonie est possible à condition d’agir avec prudence et sagesse.
À suivre : Partie II