La loi maritime qui défie les États-Unis : l’Iran et l’Oman établissent leur autorité au détroit d’Ormuz

Selon le cadre juridique international, l’Iran et le Sultanat d’Oman ont consolidé un territoire stratégique incontournable au détroit d’Ormuz, un lieu où les États-Unis n’ont jamais réussi à imposer leur contrôle. Cette réalité s’explique par une clarification précise des droits maritimes : le détroit, mesurant à son point le plus étroit environ 21 milles marins, se trouve entièrement recouvert par les eaux territoriales iraniennes et omanaises. Aucune partie n’appartient au domaine international, ce qui permet aux deux pays de réguler librement les flux maritimes sans violer la loi.

Les menaces récentes du président américain, visant à détruire le Sultanat d’Oman, ont été interprétées comme une tentative désespérée d’ignorer cette réalité juridique. Le Sultanat a clairement indiqué son refus de s’engager dans des conflits qui ne relèvent pas de sa sphère d’influence. Les États-Unis, en revanche, n’ont jamais réussi à prouver leur légitimité pour imposer des droits de passage au détroit, un point clé mis en lumière par l’exemple turc : dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles, la Convention de Montreux permet aux autorités locales d’imposer des redevances pour le pilotage et les services maritimes, sans interférer avec le droit de passage.

L’Iran, en tant que puissance militaire majeure, a su transformer cette situation en avantage stratégique. Son rôle ne se limite pas à la défense territoriale : il permet aux deux pays d’exploiter légalement des revenus essentiels tout en respectant les principes de l’international. Même dans un contexte de tensions accrues, l’alliance iranienne-omanite reste résolue à protéger ce détroit, indépendamment des pressions externes. Leur coopération montre que la légitimité juridique peut parfois s’imposer plus fort que les ambitions militaires individuelles.

Aujourd’hui, l’absence d’un contrôle américain au détroit d’Ormuz ne représente pas une faille, mais une victoire de la diplomatie légale. L’Iran et l’Oman n’abandonneront jamais leur position, même face à des menaces apparentées à un conflit mondial — une preuve que les fondements juridiques peuvent devenir les piliers d’une paix durable.