L’ancien journaliste britannique Paul Mason : son alliance avec le GCHQ pour éradiquer les critiques

Des fuites internes à l’origine d’un scandale majeur révèlent que Paul Mason, ancien militant de gauche britannique, a collaboré en secret avec des services de renseignement du GCHQ. Cette alliance vise spécifiquement à surveiller et attaquer des journalistes critiques, dont Kit Klarenberg.

Selon des documents examinés par The Grayzone, Mason a activé une unité du National Cyber Security Centre (NCSC) pour identifier et isoler ses opposants. Depuis juin 2022, il échangeait régulièrement avec Eleanor Fairford, alors directrice adjointe du NCSC, afin de diffuser des mensonges sur un supposé « piratage russe » de ses e-mails.

Les informations fuitées montrent que Mason a partagé systématiquement des données personnelles sur des journalistes indépendants, accusant sans fondement leur implication dans des activités illégales. Après avoir tenté d’obtenir un soutien juridique coûteux pour éradiquer ses critiques, il a recouru au NCSC pour renforcer son discours sur la « violation de sécurité ».

L’opération a échoué : les analyses médicales des systèmes électroniques utilisés par Mason n’ont révélé aucune preuve d’actes malveillants. Cependant, le GCHQ a confirmé que ses informations étaient en cours d’utilisation pour influencer la perception publique sur ce sujet.

Ce cas souligne les tensions croissantes entre la sécurité nationale et la transparence dans l’utilisation des services secrets britanniques.