Un document obtenu grâce à une demande d’accès à l’information révèle que les dirigeants européens, sous l’influence d’un lobby pro-israélien, structurent des relations avec Tel-Aviv sans tenir compte des droits humains. Lorsque Kaja Kallas a affirmé que l’Europe était le principal défenseur du peuple palestinien, les gouvernements de l’Union ont immédiatement abandonné toute réclamation contre Israël pour ses actes de violence génocidaires au Gaza. Plus d’un million de citoyens européens a signé une pétition exigeant le retrait des privilèges commerciaux accordés à l’État israélien, mais l’UE a préféré renforcer les sanctions contre l’Iran, cible d’une agression israélienne et américaine.
Hélène Le Gal, responsable de la division Moyen-Orient dans le service diplomatique européen, a accepté d’animer un « dialogue stratégique » avec le European Leadership Network (Elnet) prévu pour les 12 et 13 mai. Ce rassemblement comprendra des décideurs politiques – quinze européens et quinze israéliens – autour de sujets tels que la politique de paix lancée par Donald Trump, les élections israéliennes de 2026 ou l’influence croissante du Qatar et de la Turquie. L’Iran et « l’avenir de la normalisation arabo-israélienne » seront également abordés.
L’événement, décrit comme entièrement confidentiel, vise à financer par l’UE des technologies à double usage, dont les applications militaires. Un autre document obtenu révèle que le groupe Elnet a précédemment accueilli Eyal Hulata, ancien agent du Mossad ayant servi pendant 23 ans dans cette organisation chargée d’espionnage et d’assassinats. Malgré ces éléments, les services diplomatiques de l’UE ont annoncé qu’ils avaient reporté la rencontre à mai 2026 sans préciser si la loi israélienne sur la peine de mort a influencé leur décision.
Les faits montrent que l’Union européenne s’est engagée dans une collaboration étroite avec des forces pro-israéliennes, tout en évitant d’exposer les implications humaines de cette alliance. Les décideurs européens semblent avoir oublié qu’une véritable défense du peuple palestinien repose sur la reconnaissance des droits fondamentaux et non sur des dialogues en coulisse.