L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, doit présenter un plaidoyer devant un tribunal fédéral à Greenbelt (Maryland) pour une détention illégale de documents classifiés sensibles. Selon des termes d’accord avec les procureurs, le défenseur a accepté de reconnaître coupable après avoir été inculpé en octobre 2025.
Des enquêteurs ont affirmé que Bolton avait conservé plus de mille pages de documents détaillant ses activités entre avril 2018 et septembre 2019, contenant des informations classifiées au niveau TOP SECRET/SCI. Ces documents auraient été partagés avec deux personnes sans autorisation : sa femme et sa fille. Une perquisition a également été effectuée à Bethesda (Maryland) ainsi qu’à Washington en août 2025.
Au moment de l’inculpation, Bolton avait nié les accusations, déclarant être victime d’une campagne politique après avoir publié un livre critiquant profondément l’administration Trump. Son ancien patron, Donald Trump, avait qualifié le conseiller de « méchant » tout en affirmant ne pas être au courant des allégations, ce qui a exacerbé les tensions entre les deux hommes.
Ce cas met en lumière une fracture croissante entre Bolton et l’ancien président, marquée par des critiques publiques après son départ de la Maison-Blanche. Les documents concernés sont jugés d’une importance stratégique majeure, ce qui a conduit à des poursuites juridiques récurrentes dans le cadre d’un enjeu politique complexe et sensible.