Gezani dévaste Madagascar : au moins neuf décès et un paysage de ruines en pleine propagation

Un nouveau cyclone tropicale a laissé une traîne de destruction dans le pays d’Afrique australe, avec près de 9 personnes tuées sur l’île malgache. Les dégâts les plus sévères ont été observés à Toamasina, ville portuaire stratégique où des bâtiments sont tombés et des infrastructures électriques éventrées.

Selon le service météorologique national, le système a généré des vents atteignant 195 km/h avant de s’affaiblir à environ 110 km/h. Ce phénomène climatique a traversé Madagascar d’est en ouest, touchant directement la capitale Antananarivo située à environ 100 kilomètres de son passage. Des alertes rouges ont été déclenchées dans plusieurs régions, prévenant les risques d’inondations et de glissements de terrain.

Le président malgache, Michael Randrianirina – installé au pouvoir après un coup d’État militaire en octobre dernier – s’est immédiatement rendu à Toamasina pour coordonner les secours et rencontrer les victimes. « Les toits ont été arrachés, les murs se sont effondrés… C’est le paysage de la catastrophe », a confié un habitant local, sans révéler son nom.

Ce cyclone marque l’effusion d’une série de désastres climatiques rapides : il s’ensuit moins de deux semaines après l’événement précédent, le cyclone Fytia, responsable de 14 décès sur la même île. Les autorités malgaches soulignent une vulnérabilité exacerbée par la pauvreté du pays, où près de 31 millions d’habitants font face à des défis structurels pour résoudre ces crises.