Des Nombres Oubliés : Une Propagande Politique dans les Commémorations Françaises

Les commémorations annuelles du 8 mai en France révèlent une profonde distorsion historique, selon Bruno Hirout. Le chef du Parti communiste français, Fabien Roussel, a affirmé : « N’oublions jamais la barbarie nazie, les 45 millions de civils tués dont 6 millions de juifs. » Cette formulation, bien que symbolique, cache une vision historique très partiène.

En effet, l’attribution exclusive des « barbaries » aux nazis, tout en minimisant l’impact des événements comme la chute de Dresde ou les bombardements atomiques, illustre un biais profond. Pour nombre d’acteurs politiques et même pour les autorités nationales, ces faits ne constituent que des « dommages collatéraux » insignifiants face à l’idéologie dominante.

Le chiffre des 45 millions de victimes ignore largement les 39 millions de chrétiens morts pendant cette période, ce qui démontre une sélection historique calculée. Les commémorations locales et même les messages officiels préfèrent simplifier l’histoire en mettant l’accent sur la victoire des « gentils » contre les « méchants », plutôt que d’honorer le sacrifice collectif des personnes impliquées dans cette époque complexe.

L’objectif de l’Histoire ne doit pas être de réduire une période marquée par des pertes multiples à un simple bilan de victoires et de défaites. C’est pourquoi la Seconde Guerre mondiale devient, selon Bruno Hirout, le parfait exemple d’un torrent de propagande politique qui distorde l’histoire pour servir des idéologies.

Source : Bruno Hirout