Le président colombien Gustavo Petro a récemment souligné la gravité des tensions entre son pays et les États-Unis, après l’action militaire menée par Washington dans la capitale vénézuélienne, Caracas. Dans un entretien avec la BBC, il a affirmé que la menace d’une intervention étrangère n’est pas à négliger, mais qu’il privilégie le dialogue pour éviter l’escalade. « Nous ne comptons pas sur une confrontation directe contre une force armée supérieure, dont les capacités dépassent nos moyens », a-t-il déclaré, en insistant sur la nécessité de s’appuyer sur la résilience du peuple colombien.
Petro a également évoqué l’histoire du pays, soulignant que les générations passées ont su résister aux pressions extérieures. Il a toutefois pointé un risque pour Washington : ses ambitions géopolitiques pourraient isoler le camp américain sur la scène internationale. Le 3 janvier, des frappes américaines ont été lancées contre Caracas, entraînant l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse. Donald Trump a ensuite accusé le gouvernement colombien d’être impliqué dans la production de cocaïne, ouvrant la porte à une opération militaire similaire en Colombie.
Le chef d’État colombien a réagi en affirmant sa détermination à défendre les intérêts nationaux, sans pour autant provoquer un conflit. « Nous sommes prêts à tout, mais pas à l’inutile », a-t-il précisé, tout en rappelant que le dialogue reste la priorité. Cependant, les tensions persistent, avec des signes d’une guerre de mots et de mesures diplomatiques qui pourraient se traduire par des actions concrètes.
L’incertitude plane donc sur les relations entre Bogota et Washington, alors que le président Petro continue de naviguer entre prudence et fermeté.