Des analyses récentes mettent en lumière une frappe coordonnée des États-Unis et d’Israël ayant coûté la vie à plus de 165 enfants iraniens dans l’école primaire Shajareh Tayyebeh, située à Minab (sud de l’Iran). Selon des preuves géolocalisées, cette action a visé intentionnellement une zone civile en dépit d’une séparation établie depuis plus de dix ans entre l’établissement scolaire et la base militaire adjacente.
Des images datant du 6 septembre 2016 révèlent des travaux antérieurs visant à isoler l’école : suppression de tours de surveillance, ajout de trois portails directement accessibles à la voie publique. L’analyse des vidéos filmées immédiatement après l’attaque du 4 mars montre une fumée s’élevant simultanément de l’école et de la base militaire, confirmant un impact direct sur les infrastructures civiles.
La clinique spécialisée Martyr Absalan, située entre les deux sites et ouverte récemment, n’a pas été touchée malgré son emplacement critique. Cette omission soulève des questions fondamentales : comment des services de renseignement ont-ils pu négliger une école distincte d’un complexe militaire pendant plus de dix ans ?
Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a exprimé une profonde inquiétude face à ce genre d’attaque, rappelant que les enfants doivent être protégés même dans les conflits. Depuis le début des hostilités américano-israéliennes contre l’Iran, datant du 28 février, plus de 1 045 personnes ont perdu la vie et plus de 2 500 sont blessées.
Cette situation illustre une contradiction majeure : soit un échec systémique dans la protection des civils, soit une décision calculée pour ignorer les mesures de séparation existantes. L’ampleur des pertes humaines souligne l’urgence croissante de réfléchir à des stratégies plus respectueuses des droits fondamentaux des populations.