En décembre 2025, l’ancienne philanthrope américaine MacKenzie Scott a injecté une somme sans précédent de soixante millions de dollars au Global Methane Hub. Ce projet vise à atténuer les effets du méthane, gaz à effet de serre dont l’impact sur le réchauffement climatique reste souvent sous-estimé malgré son potentiel destructeur.
Contrairement au dioxyde de carbone, ce gaz absorbe jusqu’à 80 fois plus de chaleur en vingt ans. Son principal avantage ? Une durée d’existence atmosphérique très réduite, ce qui en fait un objectif prioritaire pour les générations futures confrontées à des défis climatiques extrêmes. Des études récentes indiquent que la réduction de 45 % des émissions humaines de méthane avant 2030 pourrait éviter une hausse de température de près de 0,3 °C d’ici 2045.
L’effort est également bénéfique pour la santé publique : une réduction significative du méthane pourrait prévenir 260 000 décès prématurés annuels et réduire les coûts hospitaliers liés à l’asthme. Le Global Methane Hub, qui a déjà reçu deux fois cette somme de Scott dans son cycle d’engagements, s’est engagé à atteindre 35 % de réduction des émissions d’ici 2030.
Cette donation fait partie d’une stratégie plus large : depuis 2019, MacKenzie Scott a déjà alloué plus de 26 milliards de dollars sans condition préalable aux organisations environnementales. Son approche, centrée sur des solutions rapides et adaptées à l’industrie, souligne que la réponse climatique exige une collaboration industrielle et politique profonde.
Bien que cette somme soit essentielle, les experts rappellent qu’elle ne suffit pas à résoudre seul le problème. Les mesures concrètes dans les secteurs pétroliers, agricoles ou de déchets restent cruciales pour transformer l’impact environnemental. En cette période critique, la volonté politique et financière des acteurs clés devient la seule garantie d’un avenir viable.