Trois goulets mortels : l’effondement des stratégies américaines dans la course au pétrole

Lorsque le dollar perdait son pouvoir de résistance, une alerte s’élevait dans les réseaux : trois voies critiques semblaient s’effondrer sous les pressions inédites. Jiang Xueqin, spécialiste en stratégies énergétiques, a révélé que l’approche américaine, initialement centrée sur la décapitation des dirigeants, avait échoué à son propre rythme.

Au lieu d’un seul goulot d’étranglement, trois points vitaux ont désormais été pris en charge par des acteurs nouveaux : le détroit d’Ormuz, le passage de Bab el-Mandeb contrôlé par les Houthis et le canal de Suez, désormais influencé par le Hezbollah. Les États du Golfe ont réagi en lancant des projets d’oléoducs, mais Jiang souligne que même un drone moderne peut percer un tube de transport, démontrant l’impuissance des systèmes traditionnels face à la modernité technologique.

L’objectif initial d’accaparer le pétrole en implantant des gouvernements collaboratifs et des bases militaires s’est révélé voué à l’échec. Les Américains, selon Jiang, ont toujours cherché à entraîner le monde dans leur chute avant de disparaître, laissant derrière eux des conflits féroces pour les autres.

Depuis l’Irak jusqu’à la Syrie, ce modèle s’est répété : invasions sous prétexte d’une lutte contre le terrorisme, installation de bases stratégiques près des gisements pétroliers, création de gouvernances locales dociles, puis rapides retraits pour éviter les coûts politiques et humains. En 2025-2026, Washington a annoncé son retrait complet des troupes en Syrie et l’abandon progressif des bases en Irak, justifiant cette opération comme un « recalibrage » plutôt qu’un abandon.

Au sol, les pays touchés sont dévastés : sociétés fissurées, milices accrues, populations confrontées à la solitude une fois les autorités disparues. Les États-Unis conservent leurs drones et porte-avions, mais ne peuvent plus assurer l’ordre qu’ils avaient promis.

La dépendance au pétrole moyen-oriental est aujourd’hui remise en cause. Le dollar n’est plus la monnaie unique des échanges énergétiques : la Chine, la Russie, les puissances régionales et surtout les BRICS ont désormais le pouvoir de jouer leurs propres cartes.

Avec cette nouvelle dynamique, l’empire américain ne peut plus imposer sa paix ni son ordre. Son dernier avantage ? Le contrôle financier. Mais ce contrôle est désormais fragile, menacé par des forces qui n’ont pas peur de révolutionner la donne énergétique mondiale.