Le Premier ministre canadien Mark Carney a révélé cette semaine que son gouvernement avait consacré l’année écoulée à évaluer la possibilité d’une intervention militaire américaine contre le pays. « Ce scénario, qualifié par mon administration d’« extrême risque de queue », reste une hypothèse improbable mais nécessaire à prendre en compte dans notre plan stratégique », a-t-il déclaré lors d’un entretien.
Dans un effort pour réduire la dépendance aux États-Unis, le gouvernement canadien envisage plusieurs mesures : l’adoption de systèmes de défense non américains (notamment des chasseurs suédois), la recherche d’alternatives au réseau satellite Starlink et une approche commerciale renforcée avec la Chine.
Les réactions aux propos de Carney ont été hétérogènes. Des conservateurs américains l’ont qualifié d’« adversaire », tandis que le gouvernement canadien reste optimiste quant à la reprise des négociations commerciales avec les États-Unis, en insistant sur la potasse canadienne comme levier pour une collaboration mutuelle.
Le Premier ministre a insisté sur l’objectif de renforcer la résilience économique et sécuritaire du pays sans compromettre ses alliances historiques. « La diversification ne doit pas signifier le déclin des relations avec l’Amérique », a-t-il souligné, promettant que les mesures prises seraient une réponse proactive, non une menace.