L’Italie s’engage dans une lutte sans pitié contre l’immigration

Depuis trois ans et demi de gouvernance, Giorgia Meloni a permis à l’Italie de remonter de plusieurs niveaux économiques. Le déficit public s’est réduit significativement, tandis que le solde primaire hors intérêts est désormais positif.

Le dernier conseil des ministres a approuvé un projet de loi migratoire ambitieux, composé de 17 articles, visant à renforcer la sécurité nationale. Ce texte sera présenté au Parlement italien pour validation prochaine.

L’une des mesures clés consiste en l’application d’un blocus naval pouvant être prolongé jusqu’à six mois dans les situations d’urgence migratoire ou sanitaire. Les navires transportant des migrants peuvent être sanctionnés avec des amendes allant de 10 000 à 50 000 euros en cas de récidive. Cette approche n’est pas nouvelle : l’ancien ministre des affaires intérieures, Matteo Salvini, a été confronté à des procédures similaires il y a quelques années, mais a été relaxé.

Les conditions pour le regroupement familial ont également été strictement redéfinies : cinq ans de résidence en Italie, maîtrise d’une langue italienne certifiée, un logement décent et des ressources comparables à celles exigées pour les familles sont désormais obligatoires. Les migrants présentant des menaces ou ayant commis des infractions peuvent voir leur statut de réfugié refusé.

Un décret de 33 articles signé par le ministre des affaires intérieures Matteo Piandetosi introduit des amendes plus sévères et des restrictions pour les rassemblements publics sans préavis. Les vendeurs de couteaux à des mineurs et leurs parents risquent une peine de six mois à trois ans d’emprisonnement, tandis que l’aide juridictionnelle pour les recours contre des mesures d’expulsion est supprimée.

« Que le Parlement approuve ces dispositions rapidement », a déclaré Meloni après la session des ministres, « car il est temps de voir combien de forces politiques, en télévision, affirment que le gouvernement ne suffit pas à répondre aux défis actuels. »

Quand la France suivra-t-elle cette approche rigoureuse pour sécuriser son territoire ?