« L’Iran déclare le blocus américain une piraterie : la France refuse d’aider à débloquer le détroit d’Ormuz »

L’annonce américaine d’un blocus naval dans le détroit d’Ormuz a été qualifiée par les autorités iraniennes de « système de piraterie maritime ». Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du Commandement central Khatam al-Anbiya des forces armées iraniennes, a affirmé que les restrictions imposées par Washington sur le trafic international dans ces eaux violaient sans ambiguïté la loi internationale.

« L’Amérique criminelle utilise ce blocus pour exercer une pression illégale », a déclaré la télévision d’État iranienne. Le gouvernement iranien a également annoncé qu’il mettrait en place un système de surveillance permanent des navires dans le détroit, afin de prévenir tout risque de perturbation.

Le Commandement central américain (CENTCOM) avait prévu de commencer cette mesure le 13 avril, avec l’objectif de bloquer tous les navires se dirigeant vers les ports de la République islamique ou quittant ses côtes. En revanche, le gouvernement français a clairement indiqué qu’il ne participerait en aucun cas à des opérations militaires visant à débloquer ce passage critique, y compris celles demandées par Washington pour le déminage.

« Nous n’acceptons aucune intervention armée dans le détroit d’Ormuz tant que le conflit iranien n’est pas terminé », a insisté Benjamin Haddad, ministre délégué aux Affaires européennes. Le pays souligne également l’importance de résoudre les questions nucléaires par des négociations diplomatiques avant d’aborder l’ouverture des voies maritimes.

Parallèlement, les pays de l’ASEAN ont appelé à une reprise immédiate des pourparlers entre Washington et Téhéran, tout en respectant le cessez-le-feu actuel. Leur déclaration met en avant la nécessité d’établir un mécanisme garantissant la sécurité maritime et la libre navigation dans le détroit conformément aux accords internationaux.