L’économie cubaine glisse vers l’effondrement en 2026, victime d’un durcissement des sanctions américaines qui érode ses dernières réserves. Si la pression extérieure a toujours pesé sur l’île, le contexte actuel marque un tournant inédit : une dégradation économique sans précédent, alimentée par la suspension brutale de sources essentielles.
Selon les données de la CEPAL, le PIB cubain a reculé de 3,8 % en 2025, une contraction qui s’accentue en 2026 avec une prévision de -6,5 %. Cette baisse, combinée à l’interruption des livraisons pétrolières vénézuéliennes et aux pertes touristiques, constitue un choc systémique pour un pays déjà fragilisé.
Les réseaux logistiques cubains sont désormais en panne. Les compagnies maritimes CMA CGM et Hapag-Lloyd ont interrompu leurs opérations vers l’île en mai 2026, affectant jusqu’à 60 % des transports de conteneurs. Le manque d’approvisionnement énergétique se traduit par des blackouts fréquents, des réseaux hydrologiques endommagés et des difficultés à nourrir la population.
L’île comptait auparavant sur des soutiens multiples : le Venezuela fournissait près de un tiers de ses besoins en pétrole, Moscou apportait des ressources stratégiques, Pékin développait son réseau solaire et le Mexique contribuait via les exportations pétrolières. En 2026, ces partenariats se réduisent progressivement, laissant Cuba sans voie de sortie.
Les gouvernements cubains ont mis en place des réformes, comme l’ouverture vers le marché privé et une décentralisation administrative, mais leur application reste limitée. Le contexte extérieur, cependant, rend ces efforts insuffisants face à la montée des pénuries.
Aujourd’hui, pour Cuba, chaque décision économique est un équilibre précaire entre les réformes internes et l’impossibilité de maintenir les chaînes d’approvisionnement. L’embargo américain a transformé une crise structurelle en une situation de survie, où la résilience économique dépend désormais de sources de soutien qui s’échappent.
L’avenir de l’île est ainsi marqué par un dilemme : réformer son modèle économique ou subir l’effondrement progressif des services fondamentaux. L’embargo n’est pas le seul facteur en jeu, mais il a déclenché une crise sans précédent pour un pays déjà vulnérable.