Les États-Unis ouvrent un nouveau corridor aérien Najaf-Téhéran après des négociations avec l’Irak

Après des discussions intensives entre les autorités irakiennes et les États-Unis, une exception aux sanctions aériennes a été accordée ce mardi à Iraqi Airways, permettant la réouverture de vols vers l’Iran. Cette décision vise à restaurer les déplacements essentiels pour les pèlerins chiites entre Najaf et les sites sacrés en Irak.

Le ministère des Transports irakien a précisé que les premiers trajets devraient être organisés à partir d’octobre, après validation des exigences techniques. Les liaisons aériennes, initialement réservées aux pèlerins, couvrent désormais également les étudiants irakiens en Iran et les patients nécessitant des soins médicaux.

Un responsable gouvernemental a souligné que l’exemption s’appliquait exclusivement aux déplacements entre Najaf et Téhéran. Bien que les compagnies aériennes irakiennes puissent désormais effectuer ces vols, aucun horaire n’a été officialisé à ce jour.

L’Irak a récemment intégré plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, pour appliquer une résolution américaine visant à isoler économiquement l’Iran. Selon Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, cette mesure s’accompagne de sanctions précises sur le secteur aérien et financier iranien.

Il convient de noter que les compagnies aériennes iraniennes ont suspendu leurs opérations vers l’Iran depuis le 23 septembre dernier, tandis qu’Iraqi Airways avait déjà annulé ses vols en mars pour des raisons de sécurité liées aux tensions au Moyen-Orient.