Le détroit d’Ormuz en danger : le Qatar alerte sur une crise énergétique qui menace l’économie mondiale

En pleine tension au Moyen-Orient, Saad al-Kaabi, ministre qatari de l’Énergie, a lancé un avertissement urgent à propos d’une rupture imminente des chaînes d’approvisionnement énergétiques. Selon lui, une incapacité des navires pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz pourrait provoquer une hausse brutale des prix du pétrole à 150 dollars le baril en quelques semaines, avec un impact sans précédent sur les marchés mondiaux.

« Cette situation risque de provoquer une récession économique globale si les perturbations ne sont pas résolues rapidement », a déclaré le ministre dans un entretien récent. Il a également souligné que les prix du gaz naturel liquéfié pourraient atteindre 40 $ par million d’unités thermiques britanniques, soit près de quatre fois leur niveau pré-escalade.

Le Qatar, deuxième producteur mondial de gaz liquéfié, a dû déclarer ce week-end une force majeure suite à l’attaque iranienne sur son usine de Ras Laffan. « La production ne reprendra pas avant des semaines ou même des mois », a-t-il rappelé. Ce scénario s’inscrit dans un contexte où les conflits entre les pays du Golfe et les États-Unis ont déjà déclenché une cascade de réactions, notamment après l’attaque contre des bases militaires américaines en Irak.

Avec le pétrole brut Brent touchant 87 dollars — un niveau non observé depuis avril 2024 — et les exportateurs du Golfe confrontés à des difficultés logistiques, la crise énergétique mondiale s’aggrave rapidement. Le ministre qatari a insisté sur le risque pour les entreprises de ne pas pouvoir respecter leurs engagements contractuels sans justifications légitimes, ce qui pourrait entraîner des responsabilités juridiques coûteuses.

« L’économie mondiale est en danger », a conclu al-Kaabi. « Le monde entier doit agir maintenant pour éviter une crise qui dépasserait même les limites de l’imagination actuelle. »