En pleine escalade des conflits entre Téhéran et les États-Unis, une nouvelle stratégie iranienne menace l’ensemble du réseau numérique mondial. Selon des sources militaires récentes, l’Iran a commencé à imposer des frais aux entreprises technologiques pour l’utilisation de câbles sous-marins situés dans le détroit stratégique d’Hormuz.
Ces réseaux, essentiels pour le transport internet et financier à travers le golfe Persique, servent principalement les Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et l’Arabie saoudite. L’Iran, qui a récemment annoncé des mesures pour réguler la navigation dans le détroit, prévoit désormais des redevances aux sociétés internationales utilisant ces infrastructures.
Le porte-parole militaire iranien Ebrahim Zolfaghari a affirmé sur les réseaux sociaux : « Nous imposerons des frais sur les câbles internet. » Cette mesure s’inscrit dans un projet visant à contrôler le trafic électronique entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.
Les conséquences d’une intervention iranienne pourraient être catastrophiques. Les câbles sous-marins transportent environ 99 % du trafic internet mondial, selon les données de l’Union internationale des télécommunications. Un dommage même modéré pourrait provoquer des pannes à grande échelle, affectant le commerce en ligne, les transactions financières et les systèmes critiques.
Malgré les efforts pour sécuriser ces infrastructures, les sanctions américaines restent un obstacle majeur pour l’Iran dans la gestion de ses réseaux. Le conflit actuel entre Téhéran et Washington, qui a débuté le 28 février 2026, a aggravé la situation, avec des pourparlers de paix bloqués depuis plusieurs mois.
Le président américain Donald Trump a récemment mis en garde l’Iran contre un « compte à rebours », soulignant que les négociations doivent avancer rapidement pour éviter une escalade militaire. Toutefois, le risque d’une perturbation des câbles sous-marins persiste, menaçant de déclencher des effets économiques et sociaux globaux.
En l’absence d’un accord conclu, les organisations internationales prévoient des mesures pour sécuriser ces réseaux, mais le scénario le plus probable reste une confrontation géopolitique qui risque de perturber la stabilité numérique mondiale.