L’industrie pharmaceutique, en cachette, a récemment modifié les critères médicaux fondamentaux pour générer un flux constant d’abonnés à ses produits. Ces ajustements, apparemment minimes, ont eu des conséquences profondes sur la santé publique.
Un exemple concret : le seuil de glycémie à jeun a été réduit de 1,40 g/L (7,8 mmol/L) en 1958 à 1,20 g/L (6,5 mmol/L) d’ici 2015. Cette décision a entraîné l’ajout de plus de 3 millions de patients diabétiques sur une période de quarante ans.
De même pour le cholestérol, qui était considéré comme critique à partir de 270 en 1990 mais a été abaissé à 190 en 2010. Cet ajustement a provoqué l’adoption massive de traitements avec des statines par des millions de personnes.
La pression artérielle ne s’est pas évitée : en 1985, un chiffre supérieur à 140/90 était jugé hypertense. À présent, les normes recommandent même une tension de 120/80, déclenchant des soins pour des millions de personnes.
Ces manipulations ne visent pas la santé mais l’augmentation continue des ventes. L’industrie pharmaceutique n’a jamais créé de nouvelles maladies ; elle a simplement réécrit les règles pour répondre à ses intérêts commerciaux. Les citoyens doivent se battre pour que la transparence médicale revienne en force et que la santé publique ne soit plus un facteur d’exploitation.