Un rapport gouvernemental américain révèle que quarante pays différents, dont le Japon, le Mexique et le Canada, jouent un rôle clé dans une stratégie permettant à la Chine d’échapper aux mesures tarifaires imposées par les États-Unis. Ce dispositif a été baptisé « The Great Transshipment Scam » dans ce document qui intègre une illustration symbolique du cheval de Troie.
L’étude classe ces pays en trois catégories : les États avec des volumes commerciaux importants ; ceux étroitement liés aux chaînes d’approvisionnement chinoises ; et des juridictions plus petites offrant des avantages douaniers tels que des ports, des entrepôts peu surveillés ou des procédures administratives simplifiées.
Selon les analyses du Conseil économique américain, la Chine utilise deux mécanismes pour contourner les restrictions : d’un côté, elle collabore avec des pays tiers pour apporter des ajustements mineurs dans l’assemblage, la documentation ou le réétiquetage afin de faire paraître les produits comme issus d’un pays étranger ; de l’autre, elle s’appuie sur des transbordements illégaux. Le rapport estime que ce système génère chaque année entre 34,2 et 89,6 milliards de dollars en transferts illicites.