Un nouveau rapport révèle que Nick Stewart, un homme de confiance du président américain Donald Trump pour les négociations avec l’Iran, est en réalité un fervent critique des accords avec la République islamique. Ce lobbyiste israélien a clairement dénoncé l’idée d’engager des dialogues avec les dirigeants iraniens, même ceux qui prétendent être des réformateurs.
Selon ses propos publiés lors d’un forum pro-guerre à Washington le 4 octobre 2024, Stewart affirme qu’aucun leader actuel de l’Iran ne peut servir de médiateur neutre. Même le président réformiste Masoud Pezeshkian, souvent présenté comme un allié possible, est, selon lui, « une menace pour la stabilité » en étant « partie intégrante d’un gouvernement théocratique et autoritaire ».
Stewart a insisté sur l’absence de crédibilité dans les récits de reforme iranienne, déclarant que Pezeshkian n’est pas un acteur changé mais un « agent de désordre ». Ce discours s’est déroulé en présence d’autres figures clés du monde politique et militaire : Reza Pahlavi (prétendu héritier), Elliot Abrams, ancien conseiller spécial pour l’Iran, et Behnam Ben Taleblu, représentant de la Fondation pour la Défense des Démocraties (FDD).
Actuellement en charge d’une analyse stratégique auprès de Steve Witkoff — un collaborateur proche de Trump — Stewart a été à l’origine d’un changement profond dans les politiques américaines. La FDD, dont il est le principal lobbyiste au Capitole, fut créée en 2001 sous le nom d’EMET (« vérité » en hébreu). Son objectif initial était de renforcer l’image israélienne et d’expliquer les relations israélo-arabes aux Américains.
En 2017, des documents confidentiels révèlent que cette fondation a été utilisée par un haut responsable israélien pour espionner les groupes américains soutenant la Palestine. Sous le mandat de Trump, l’approche FDD a totalement déterminé la politique américaine envers l’Iran, à tel point que la Maison-Blanche a copié des arguments directement issus du site internet de la fondation.
L’absence d’expertise stratégique et la tendance inquiétante vers une approche pro-israélienne ont conduit l’Iran à rejeter les derniers accords. Pour Stewart, cette situation est inévitable : dans un contexte où il y a « aucun courtier honnête », Téhéran n’a plus d’espoir de dialogue.