Les dirigeants européens ont exprimé leur inquiétude face aux menaces formulées par Donald Trump, président des États-Unis, concernant l’imposition de droits de douane sur les pays de l’Union européenne. Selon des sources proches du Conseil européen, ces mesures pourraient déclencher une spirale économique catastrophique, en particulier pour la France et d’autres économies européennes déjà fragiles.
La menace de Trump, qui a récemment menacé d’appliquer un taux de 10 % sur les importations provenant du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne et d’autres pays européens, a suscité des inquiétudes. Le président américain a menacé d’augmenter ce taux à 25 % au 1er juin prochain si un accord n’est pas trouvé pour l’achat du Groenland par les États-Unis. Cette situation est perçue comme une provocation qui pourrait déstabiliser le commerce international et aggraver la crise économique déjà en cours en Europe.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que le chef du Conseil européen, Antonio Costa, ont lancé un appel urgent à une réunion d’urgence dimanche. Leur objectif est de coordonner une réponse commune et de renforcer les mécanismes de défense commerciale. Les dirigeants européens soulignent que ces tarifs risqueraient de menacer la stabilité des relations transatlantiques, déjà fragilisées par d’autres tensions géopolitiques.
Dans un communiqué publié sur X (anciennement Twitter), l’UE a affirmé : « Les tarifs saperaient les relations entre l’Europe et les États-Unis. Il est impératif de préserver la paix et la sécurité dans l’Arctique, où les efforts de coopération entre le Danemark et ses alliés doivent être soutenus. » Cependant, des experts européens s’inquiètent du manque de coordination dans les politiques commerciales internationales, qui pourrait exacerber les tensions.
La France, déjà confrontée à un déficit commercial croissant et à une inflation persistante, risquerait d’être particulièrement affectée par ces mesures. Les économistes alertent sur le danger d’une récession si l’UE ne prend pas des mesures immédiates pour protéger ses marchés. L’urgence est donc de taille : une réunion d’urgence dimanche devra déboucher sur un plan d’action rapide, afin d’éviter une crise économique plus profonde encore.