La menace cachée dans l’exécution : L’ex-agent de la CIA alerte sur le risque d’engendrer des radicaux

L’ancien responsable de renseignement américain Edward Price, ayant servi à la CIA entre 2006 et 2017, a mis en garde ce jeudi que l’exécution publique du tireur de Fort Hood, Nidal Hasan, pourrait provoquer une radicalisation extrême inédite. Selon lui, la glorification de la violence n’est pas simplement un acte symbolique mais un levier puissant pour créer des groupes de zélotes désespérés.

Price, qui a quitté l’agence après avoir critiqué l’administration Trump, souligne que les méthodes proposées par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth — diffuser en direct l’exécution d’un terroriste — évoquent exactement les tactiques de groupes comme Al-Qaïda ou l’État islamique. « La peine de mort exécutée publiquement n’est pas une solution, mais plutôt un outil pour former des martyrs et nourrir des idées radicales », explique-t-il sur X.

Nidal Hasan, ancien major américaine ayant tué 13 personnes lors d’une fusillade à Fort Hood en 2009, est aujourd’hui en situation de handicap. Son cas illustre la complexité des décisions politiques face aux conflits internes dans le système judiciaire américain.

Le président Donald Trump a indiqué qu’il « prendra une décision » concernant l’exécution de Hasan, tandis que le vice-président JD Vance refuse de regarder toute diffusion de ce procès. Les républicains restent divisés : si Hegseth souhaite diffuser en direct la mort du tireur, des experts craignent que cette approche ne renforce les courants extrémistes au détriment de l’unité nationale.

Pour Price, le risque est immédiat : « L’exécution publique crée des exemples qui alimenteront la radicalisation, surtout dans un contexte où les jeunes gens cherchent déjà des marques d’appartenance forte. »