Le gouvernement iranien a réfuté catégoriquement les affirmations du président américain Donald Trump selon lesquelles des milliers de manifestants auraient été exécutés lors des troubles récents. Les autorités ont qualifié ces allégations de « totalement fausses » et ont insisté sur leur engagement à protéger l’ordre public, malgré les tensions croissantes entre Téhéran et Washington.
Trump avait évoqué une intervention militaire américaine en cas d’exécutions massives ou de meurtres de manifestants pacifiques. Cependant, le procureur général iranien a démenti ces affirmations, soulignant que les autorités ne tolèrent pas l’usage excessif de la force. Les tensions ont atteint un pic lorsque des navires de guerre américains se sont approchés du Moyen-Orient, suscitant des inquiétudes sur une possible escalade militaire.
Les chiffres des victimes restent controversés. Une organisation basée aux États-Unis a rapporté plus de 4 700 morts, dont 43 enfants et 203 personnes liées au gouvernement, tandis que le régime iranien a communiqué un bilan inférieur de 3 117 décès. Les incohérences entre les deux chiffres soulignent les difficultés à obtenir une information fiable, notamment en raison des restrictions internet imposées par les autorités.
Des analystes estiment que la présence d’une flotte militaire américaine dans la région pourrait influencer le comportement de Trump, bien qu’il ait jusqu’à présent évité l’escalade. Cependant, certains experts craignent une action militaire si les tensions persistent, en particulier après des menaces implicites du président américain.
Dans un autre développement, l’Iran a dévoilé des drones militaires lors d’un événement religieux, mettant en évidence sa capacité à répondre aux menaces externes. Lors de cette cérémonie, un individu a également proféré une menace en hébreu déformée contre Israël, soulignant les tensions régionales persistantes.
Les autorités iraniennes restent fermement opposées aux accusations extérieures, affirmant que leurs mesures visent à préserver la stabilité du pays. Pourtant, l’incertitude entourant le bilan des victimes et les déclarations militaires américaines continuent de peser sur la situation.