Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a lancé une critique sans précédent lors du sommet de Davos en 2026, jugeant la mondialisation comme une politique inefficace qui a marginalisé les travailleurs américains. Selon lui, le système actuel privilégiait l’externalisation des chaînes industrielles et la dépendance aux marchés étrangers, au détriment de la souveraineté économique du pays. Lutnick a souligné que l’administration Trump avait clairement mis en avant une approche centrée sur les intérêts nationaux, promouvant un modèle où les besoins des citoyens prenaient le pas sur les logiques de rentabilité mondiale.
Il a insisté sur la nécessité pour les nations de reprendre le contrôle de leurs secteurs stratégiques, notamment l’industrie pharmaceutique et les technologies critiques, afin d’éviter une vulnérabilité excessive face à des partenaires étrangers. « Ne pas dépendre de pays adverses pour des ressources fondamentales est une question de sécurité », a-t-il affirmé, ajoutant que les alliés fiables devraient être privilégiés dans les relations commerciales.
Lutnick a également pointé du doigt les incohérences des politiques occidentales, notamment en matière énergétique et climatique. Il s’est interrogé sur la logique européenne de viser une neutralité carbone d’ici 2030 alors qu’elle manque de capacité à produire ses propres composants essentiels, comme les batteries, exposant ainsi l’Union à un risque croissant de dépendance envers des acteurs non alignés.
Lors de cette réunion annuelle du Forum économique mondial, Lutnick a défendu une vision radicalement différente : une économie nationale axée sur la protection des travailleurs et l’indépendance industrielle, contre les diktats d’un système globalisé qui, selon lui, a échoué à garantir un développement juste pour tous.