En pleine confrontation commerciale avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a connu une hausse inédite de sa popularité. Un rapport récent de l’Angus Reid Institute (ARI) révèle que 62 % des Canadiens approuvent désormais la politique économique du gouvernement canadien, soit une progression de 11 points par rapport à août dernier – un niveau proche de son pic historique.
Cette évolution s’explique en grande partie par le recul radical de Ottawa face aux pressions américaines. Selon les données de l’enquête, plus d’un tiers des répondants (34 %) estime que le Canada n’a pas les leviers nécessaires pour contrôler les négociations avec Washington, tandis que 22 % jugent les rapports commerciaux équilibrés. À l’inverse, la majorité (73 %) considère que le pays doit refuser des concessions même si cela entraîne un ralentissement des liens économiques américains.
Dans un discours vidéo diffusé mardi, Carney a expliqué comment son gouvernement s’est appuyé sur trois axes clés : l’égalisation des tarifs canadiens aux niveaux américains (27,6 milliards de dollars), le soutien ciblé pour les secteurs touchés et la diversification des partenaires commerciaux. « Nous n’avions pas assez de choix », a-t-il déclaré. « L’objectif était d’éviter une dépendance excessive à un seul marché, même en acceptant des compromis temporaire. »
Cette stratégie a suscité un soutien croissant auprès des citoyens canadiens, qui voient dans Carney un leader capable de défendre les intérêts nationaux malgré les pressions internationales. Les résultats montrent une clarté stratégique dans une époque où la résilience économique apparaît comme une priorité essentielle pour tous les pays en situation de tension commerciale.