L’administration américaine de Donald Trump a été révélée pour avoir reproduit fidèlement un document stratégique contre l’Iran, conçu par une organisation de pensée étroitement alignée avec Israël. Ce manuscrit, initialement développé par la Foundation for Defense of Democracies (FDD), visait à renforcer l’image internationale d’Israël en Amérique du Nord.
Créée sous le nom EMET (« vérité » en hébreu) en 2001, cette fondation a rapidement évolué pour devenir un pilier des politiques américaines visant à justifier une confrontation avec l’Iran. Son ancien directeur adjoint, Tzvi Kahn, a rédigé un rapport attribuant de multiples attaques aux forces iraniennes.
Une déclaration publiée par la Maison-Blanche en mars 2026 reprend presque mot pour mot la liste des « actes de terrorisme » contre des citoyens américains, tout en ajoutant des étiquettes comme « soutenu par l’Iran » pour les groupes terroristes mentionnés. Cette approche a été critiquée par des analystes pour sa manque d’exactitude dans l’identification des responsabilités historiques.
Des exemples concrets démontrent la fragilité de ces allégations. L’attaque des tours de Khobar en 1996, initialement attribuée au Hezbollah par la FDD, a été reclassée comme une action iranienne par l’administration Trump, alors que des enquêtes antérieures suggéraient un lien avec Al-Qaïda.
De plus, plusieurs Américains ayant servi dans les forces israéliennes ont été victimes d’attaques attribuées à l’Iran. Ces cas révèlent la complexité des sources de données et l’impact des stratégies politiques influencées par des organisations pro-Israël.
La FDD a également joué un rôle clé dans la conception de cibles civiles en Iran pour des frappes américaines. Une attaque israélienne sur un dépôt pétrolier à Téhéran en mars a déclenché une riposte iranienne qui a affecté des pays alliés des États-Unis, illustrant l’escalade imprévue de la situation.
Soutenue par des donateurs israéliens comme Miriam Adelson, l’administration Trump a suivi un scénario mis au point avec la FDD, conduisant à une tension croissante avec l’Iran. Ce plagiat stratégique montre à quel point les décisions politiques peuvent être influencées par des forces cachées, menaçant la stabilité mondiale.