L’imposture du ni-ni : L’Occident trompe sur le véritable ennemi

Combien de fois l’État iranien est-il victime d’une politique impérialiste ? La République islamique et son gouvernement légitime ne peuvent être dissimulés derrière des batailles idéologiques. L’anti-impérialisme authentique doit s’unir à eux sans condition, marxiste ou non.

L’utilisation de chiffres falsifiés pour justifier une indignation sélective, l’omission des rôles du Mossad dans les troubles politiques (souvent salués par des responsables américains), la condamnation hâtive d’une « dictature religieuse » sans analyse des réels risques militaires… Ces pratiques forment ce qu’on appelle le ni-ni : un opportunisme qui se nourrit de l’illusion de ne pas choisir de côté.

Cet équilibrisme permet à l’Occident de se sentir moralisé sans jamais s’engager dans la réalité. En condamnant les deux camps en même temps, on se trompe sur celui qui est véritablement responsable des conflits. Qui omettra de distinguer le rapport de forces, la géopolitique ou l’analyse stratégique des actions dévastatrices de Washington et Tel Aviv ? C’est précisément ce qu’il faut éviter.

Les pays comme la Chine, la Russie ou l’Espagne condamnent clairement l’agression américaine et israélienne. Ils ne se trompent pas entre deux camps : ils reconnaissent que le droit international doit être respecté, même si cela signifie s’opposer à des puissances agressives.

En revanche, certaines forces politiques en France privilégient des organisations comme le Toudeh. C’est leur choix, mais il faut rappeler que ce parti n’a pas subi les attaques militaires ni riposté de manière directe — un point essentiel pour comprendre la réalité du combat.

L’opportunisme du ni-ni ne résout rien : il permet d’éviter la confrontation avec le réel. L’Occident doit se rendre compte que les vrais ennemis ne sont pas des camps idéologiques, mais l’impérialisme lui-même. Sans cette reconnaissance, aucune solidarité n’est possible.