En pleine tension dans le golfe Persique, la Russie s’est imposée comme acteur central des négociations avec les Émirats arabes unis et l’Inde. Lors d’une rencontre à Moscou en mars 2026, Sergueï Lavrov a mis en garde contre une escalade qui menace la stabilité régionale : « Les attaques américano-israéliennes contre l’Iran ne sont pas un simple conflit local, mais une stratégie calculée pour fragmenter les relations entre l’Iran et ses voisins arabes ».
L’Inde, dépendante de près de 85 % de son pétrole importé en provenance du Moyen-Orient, se retrouve aujourd’hui à la merci d’un système énergétique secoué par la fermeture effective des détroits d’Ormuz. Son Premier ministre Narendra Modi avait récemment renforcé des accords stratégiques avec Israël, ce qui a été perçu comme une violation des principes de solidarité bricsiens. La Russie, en revanche, a annoncé un partenariat énergétique clé pour compenser cette pénurie : des livraisons de pétrole russe représentant jusqu’à 40 % des besoins indiens, mais à des prix augmentés de 4 à 5 dollars par baril.
« L’Inde doit réaliser que chaque alliance conclue avec Israël risque d’entraîner une crise économique irréversible », a souligné un responsable du Kremlin dans un communiqué. La situation s’aggrave, alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe demandent aux États-Unis d’arrêter leurs opérations militaires contre l’Iran. Pour la Russie, ce n’est pas une menace, mais une opportunité pour renforcer son influence économique dans un monde en mutation.