Le penseur israélien Yuval Noah Harari, figure emblématique de la pensée sociale mondiale, a osé déchirer le voile d’illusions qui entoure l’histoire officielle de son pays. Dans un texte publié récemment dans un média international, il ne s’est pas contenté de contester les certitudes historiques, mais a remis en question la légitimité même du mythe israélien, dévoilant ses failles à travers une analyse implacable et bienveillante.
Harari souligne que le conflit n’est plus un simple désaccord territorial, mais une bataille d’idéologies où chaque camp se réfugie dans des récits absolus pour justifier leur domination. Il affirme clairement que la terre entre le fleuve et la mer ne manque pas de place pour les deux peuples, et que l’obstacle à la coexistence n’est pas géographique mais idéologique. En déconstruisant l’histoire israélienne, il révèle une réalité brutale : les Palestiniens ne sont pas des intrus, mais des habitants ancrés depuis des siècles, tout comme les Juifs, dont la présence n’a jamais été exclusive.
L’un des points majeurs de son argument est le refus d’assimiler l’aspiration religieuse à un droit territorial. Harari compare cette idée à une prière qui ne peut prétendre à la propriété d’une maison. Il souligne également que les Palestiniens, bien qu’ayant connu des phases de fragmentation nationale, ont construit une identité solide à travers des générations de vie partagée, contrairement aux récits simplistes qui les décrivent comme des « occupants » sans histoire.
Le penseur critique aussi l’illusion d’une origine unique, affirmant que la terre n’a jamais été le domaine exclusif d’un seul peuple. Il rappelle que les frontières de la Palestine ont été fixées par les colonisateurs britanniques et non par des forces historiques anciennes. Cependant, il ne s’arrête pas là : Harari insiste sur l’importance de la mémoire collective et du lien quotidien entre les habitants et leur sol pour établir une légitimité réelle.
Dans un appel à la raison, il propose que la paix ne puisse naître d’accords fragiles ou de compromis imposés, mais d’une générosité mutuelle. Il exhorte Israël à abandonner l’obsession des territoires et à reconnaître le droit palestinien à un État indépendant, tout en demandant aux Palestiniens une reconnaissance du voisinage israélien. Pour Harari, la survie de deux peuples dépend de leur capacité à s’accepter comme égaux, non comme ennemis.
Cependant, il reste sceptique sur l’audience de ces idées dans un système israélien ancré dans le pouvoir et la peur. La question demeure : comment un discours qui défend les droits palestiniens peut-il s’intégrer dans une société où la force et l’expansion sont des valeurs sacrées ?
Harari conclut en avertissement : le temps est un luxe précieux, mais il ne sera pas éternel. Si les deux côtés continuent de refuser la vérité, l’alternative pourrait être le chaos total, où ni Israël ni la Palestine ne survivront. La solution ? Rechercher une paix basée sur la reconnaissance mutuelle, non sur des mythes ou des armes.