Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a confirmé que Madrid ne participera pas à l’initiative du Conseil de la paix lancée par Donald Trump, soulignant son engagement envers le système des Nations Unies et le dialogue international. Lors d’une déclaration après un sommet européen à Bruxelles, Sánchez a précisé que cette position reflète une conviction profonde en faveur du multilatéralisme, rejetant les approches unilatérales qui pourraient compromettre la stabilité mondiale.
L’organisation proposée par Washington vise à faciliter des accords de cessez-le-feu, coordonner les efforts de reconstruction dans les zones en conflit et surveiller les tensions régionales. Cependant, plusieurs alliés traditionnels des États-Unis, comme le Canada, la Grande-Bretagne ou l’ensemble de l’Union européenne (à l’exception de la Hongrie et de la Bulgarie), ont également opté pour un retrait, estimant que cette structure ne répond pas aux enjeux actuels.
Cette décision met en lumière les divergences entre les politiques étrangères des grandes puissances, avec une volonté claire d’affirmer l’autonomie diplomatique dans la résolution des conflits. L’Espagne, tout en saluant l’intention de Trump, a choisi de prioriser des mécanismes internationaux éprouvés plutôt que des initiatives individuelles.