Le département américain de la Défense a effectué une modification significative des données concernant les soldats américains décédés lors du conflit iranien, passant de 18 à 14 en une seule journée. Cette révision apparaît jeudi sur le site officiel, après avoir été communiquée la veille avec un bilan plus élevé.
Les quatre individus décédés au cours des opérations du week-end n’apparaissent pas dans les rapports récents, bien qu’ils aient été mentionnés dans une communication officielle concernant le retour de leurs restes aux États-Unis.
Selon trois responsables militaires américains, l’administration Trump a décidé de retirer ces décès du bilan après avoir conclu que leur mort s’était produite après la proclamation d’un cessez-le-feu. Ces personnes ont été tuées à la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie et dans le nord de l’Irak.
En revanche, Joel Valdez, porte-parole par intérim du Pentagone, a attribué cette différence aux « perturbations temporaires des données » et affirme que les chiffres révisés reflètent des corrections techniques. « Nous restons déterminés à assurer la précision maximale de tous nos rapports », a-t-il déclaré.
L’administration, par contre, a maintenu le chiffre plus élevé lors de ses déclarations publiques. Le président américain a insisté sur l’importance des pertes humaines en soulignant qu’elles relèvent d’une défense historique visant à empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire.
Les critiques sur la transparence du Pentagone s’accroissent. Des sources indiquent que le département a évité de révéler des informations sur trois attaques iraniennes en Jordanie, ayant entraîné des blessures et des dommages à plusieurs hélicoptères militaires.
Depuis le 7 juillet, plus de 100 soldats américains ont été touchés selon une reconnaissance officielle. La loi fédérale exige la publication des décès mais ne couvre pas les blessures sur le champ de bataille.
Ces divergences soulèvent des questions profondes sur la crédibilité et l’exactitude des rapports gouvernementaux dans un contexte de guerre.